Gymnocephalus cernua (Linné), 1758 - Percidés
Nom étranger : pope (GB)

DESCRIPTION
La Grémille a un dos bombé, un front large et un museau mousse.
Le dos et les flancs sont vert-gris parsemés de tâches noires ;
les nageoires caudale et dorsale portent des macules sombres alignées.
L'opercule est terminé par une épine dure, le préopercule
est finement dentelé.
La partie antérieure de la nageoire dorsale est soutenue par 12 à
16 rayons épineux et la partie postérieure par il à 16
rayons branchus. Le corps est souvent recouvert de mucus épais.
Taille : de 10 à 30 cm
BIOLOGIE
La grémille vit généralement en bancs dans les eaux profondes
des grands cours d'eau, des lacs et des lagunes. La période de reproduction
débute en Avril-mai, les ovules (40 000 à 100000 par femelle)
sont pondus en rubans, prés des rives, sur les pierres et la végétation.
L'incubation dure de 10 à 12 jours.
ORIGINE ET DISTRIBUTION
Originaire d'Europe centrale et orientale la grémille est d'abord cantonnée
aux départements de l'est de la France. Elle
gagne dés le début du 19ème siècle le bassin de
la Seine (Seine, Aube, Yonne) et de la Loire
A la faveur des canaux son aire de répartition s'étend : Moselle,
Orne, Nied, Meurthe, Seille, Sarre, Meuse, Chiers, Somme, Rhin, Doubs, et Rhône
. En 1925, elle est encore inconnue dans le Sud-Ouest alors que Spillmann
(1961) la signale en Bretagne, dans le Puy de dôme, l'Allier, le Cher,
la Haute-Vienne, et le Tarn (où elle a été introduite).
Yvernault (1972) signale sa présence en Charente-Maritime. Kiener (1985)
la cite dans la Durance, l'Arc, et les canaux d'Aix en provence.
PÊCHE au coup
Elle se capture sur des lignes destinées au gardon et au goujon. La grémille
ne mord que sur des esches animales et se nourrit essentiellement au fond.